Ancien collège Viète construit au 19e s à l'emplacement d'un couvent

Publié le par talisman des brisson


 Le collège Viète a été construit au cours du 4e quart du 19e siècle à l' emplacement du couvent des Soeurs de Jeanne de Lestonnac, devenu collège après la Révolution, dont seule la chapelle a été conservée.

 

 L' auteur en est Arsène Charier, architecte communal de 1866 à 1883 et futur maire de Fontenay.

 

A partir de 1883, c' est Abel Filuzeau, successeur de Charier au poste d' architecte communal, qui mène le chantier à sa fin ;

 

il est notamment l' auteur de la salle de gymnastique, dont il dresse les plans en 1886. La reconstruction du collège est votée par le Conseil municipal en 1871 et le projet initial est signé par Charier le 22 décembre de la même année. La commission départementale des Bâtiments civils approuve le projet le 16 avril 1873, suivie de peu par le sous-préfet qui donne son accord pour l' emprunt.

La première pierre est posée le 6 mai 1874. Une variante du projet initial est signée par Charier le 15 avril 1878 ; les modifications portent sur des détails de distribution et la forme des ouvertures, en arc segmentaire et non plus avec un linteau droit. Enfin, les plans concernant l' achèvement du collège sont présentés par l' architecte le 10 juillet 1881.

L' inauguration a lieu le 4 juillet 1888. Par la suite, seuls des travaux de compléments seront exécutés par l' entreprise fontenaisienne Largeteau. Les médaillons devant représenter les "Illustres" ne seront jamais sculptés, sauf celui de François Viète (médaillon en profil, visible au nouveau collège Viète rue Gérard Guérin).

 

Enfin, le campanile qui marquait l' axe de la composition, tombé lors d' une tempête, n' a pas été remis en place.


description : Les bâtiments sont couverts de toits à longs pans à croupes et noues, sauf la salle de gymnastique qui est couverte d' un simple toit à longs pans. Les corps de bâtiment aux angles du bâtiment principal et des deux ailes sont coiffés de toits en pavillon. Le passage couvert porte une terrasse en calcaire. Les étages sont desservis par deux escaliers en chêne identiques. Le sous-sol se trouve sous une petite partie des bâtiments.
gros-oeuvre : calcaire ; moellon ; enduit.

 

Dans le sous-bassement, toutefois vous y verrez une bande de pierre plus sombre : il s'agit de la pierre de Plochère extraite des carrières de Saint-Pierre du Chemin qu'Arsène Charier a fréquemment utilisée dans ses édifices,

La pierre des Plochères est presque unique au monde. Elle peut être rose ou grise. Quand on la touche, elle est lisse, douce, mais si elle n'est pas polie, elle pique. Elle est plutôt plate. La pierre des Plochères a été exploitée dans plusieurs carrières. Aujourd'hui, celles-ci sont toutes fermées.

De quoi est elle composée? On peut voir des paillettes de mica noir et des cristaux blanchâtres ou rosés  qu'on appelle feldspath. C'est ce qu'on appelle un gneiss. La Pierre des Plochères est donc un gneiss talqueux car, quand on frotte deux pierres entre elles, ça fait de la poudre comme du talc.

D'où vient cette pierre? Il y a  500 millions d'années, un volcan a explosé et la cendre de volcan s'est transformée en pierre au fil des siècles. Elle est composée d'oxydes qui lui donnent cette couleur rose et d'amiante qui la fait résister au feu; on dit que c'est une pierre réfractaire parce qu'elle résiste au feu. Si on la chauffe à plus de 1000 degrés, une couche de verre se forme, épaisse comme le doigt.

 

Que faisait t'on avec cette pierre? Avec les petits morceaux, on pouvait bâtir des murailles. Ceux de moyenne dimension servaient à la construction des maisons, corniches, entablements, jambages de portes, encadrements de fenêtres, couverture pour les murs d'appuis. Ceux de grande dimension servaient à faire des fours à tuiles ou à chaux, des foyers de cheminées, des escaliers, des puits.

 

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