Au fil de la rivière
La ville de Fontenay-le-Comte est installée sur les bords de la Vendée. En 1790, le nom de "Bas-Poitou" disparait avec la création du département. C'est tout
naturellement qu'à cette époque, Fontenay, capitale du Bas-Poitou devient la Préfecture et donne au nouveau Département, le nom de la rivière qui la traverse. Aujourd'hui, même si le nom de
Vendée est conservé, vous savez bien que Fontenay est devenue sous-préfecture, par la faute de certain du Premier Empire. En effet, en 1804 Napoléon décida de recentrer le pouvoir
républicain dans ce territoire rebelle , et la Roche sur Yon était géographiquement mieux placée !

Le pont des Sardines
L' ancien pont des Sardines, remplaçant lui-même le
pont médiéval en bois partiellement refait en pierre au 16e siècle, a été entièrement reconstruit en 1666, suite aux très importants dégâts causés par une inondation survenue en
1663. Il était constitué de trois arches d'inégale largeur et d'une quatrième arche franchissant un bras de rivière appelé Pont Mardoux. D'après Benjamin Fillon, la première pierre a été posée le
27 mai 1666 ; le constructeur était le tailleur de pierre fontenaisien Robin. Après divers travaux envisagés, la décision de le reconstruire en totalité est prise au début du 20e
siècle. La reconstruction de l'ancien pont des Sardines est à l'ordre du jour dès 1901. La décision, prise au Conseil municipal du 2
février 1902, de construire un nouveau pont comportant une seule arche en béton armé et de combler le faux bras de rivière appelé "pont mardoux", est provisoirement abandonnée en juillet 1904,
faute d'argent. Le 7 mai 1910, les travaux de démolition de l'ancien pont et la réalisation du quai de la Rochefoucauld sont adjugés à l'entreprise Léopold Privat, de la Rochelle ; le même
jour, les travaux de construction du nouveau pont sont adjugés à l'entreprise H. Chassin-fils, de Paris. La démolition du vieux pont commence le 5 août 1910 et un pont provisoire en bois est
édifié. La réception définitive des travaux a lieu le 19 avril 1912. Il subsiste les vestiges de la quatrième arche sous la maison 2-4, rue des Loges.

Le Pont-Neuf
Au XVIIIe siècle, la ville s'agrandit. Elle perd ses remparts qui ne servaient plus. Une nouvelle rue de deux kilomètres est percée : la Rue Royale (actuellement
Rue de la République et Rue Georges Clémenceau). Le Pont-Neuf permet alors le franchissement de la Vendée dans le prolongement cette rue. Il est édifié entre 1775 et 1778 sous
la direction de Parent de Curzon, sous-ingénieur des Ponts-et-Chaussées, puis, après le décès de ce dernier début 1778, par son successeur de Brie. Un devis a été établi le 28 mai 1775 par
Barbier, ingénieur en chef de la Généralité de Poitiers. Les plans n'ayant pas été retrouvés, on peut hésiter à en attribuer la paternité, soit à Barbier, soit à Parent de Curzon. Les travaux
étaient achevés en 1778, mais le projet de pyramide à l'entrée de l'ouvrage n' a jamais été exécuté. En 1950, le pont a été élargi d'après les plans dressés par l'architecte Emile Boutin. (On
peut apercevoir cet élargissement en ragardant sous les trottoirs)
La Maison Chevolleau
Dans cette maison, l'artiste Jean Chevolleaua vécu les 30 dernières années de sa vie. Il a passé son enfance et son adolescence à Fontenay avant de partir à Paris pour
rentrer à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts. En 1975, après avoir passé quelques décennies dans son atelier parisien, il revient à Fontenay où il passe la majeure partie de son
temps. Inspiré par sa terre d'origine, il peint sans relâche. Son oeuvre s'enrichit, s'affirme encore.
Jean Chevolleau travaille par thèmes : les marais, la côte sauvage, les ports, les chevaux, les natures mortes, les nus, les portraits auxquels s'ajoutent ceux inspirés par ses séjours en Espagne
(les oliviers, les rues, les sierras, Tolède) et par son goût du sacré (crucifixion, golgotha ...).
Joie de la couleur héritée du fauvisme, rôle essentiel donné au dessin, sobriété sans geste avantageux ni acrobatie virtuose, telle est la peinture de Jean Chevolleau.
Il nous a quittés en 1996. Sa belle maison surplombant la Vendée, son rêve d'enfant, acquise par la Ville de Fontenay-le-Comte, accueille chaque année des artistes en résidence.
